Le Prix pour services insignes de la fonction publique du Canada 2009

Accueil

Récipiendaires des
prix précédents

Contactez-nous

Fiche d'information - Prix pour services insignes

Le gouvernement du Canada a créé le Prix pour services insignes en 1966. Ce prix, considéré comme le plus prestigieux de la fonction publique, est décerné à des hauts fonctionnaires qui se sont distingués par leur poursuite constante de l'excellence dans le but de moderniser la prestation de services, faire de la fonction publique une institution nationale dynamique et tournée vers l'avenir ou mieux servir les intérêts du Canada sur le marché mondial. L'attribution de ce Prix témoigne de l'importance que le gouvernement attache à l'efficacité de la fonction publique et à la prestation de services de qualité aux Canadiens et aux Canadiennes.

Chaque prix consiste en un certificat signé par le Premier ministre et la Gouverneure générale, une épinglette en or et une œuvre d'art canadienne. Un total de 86 prix ont été décernés en tout depuis la création du programme, y compris les lauréats de cette année.

Le comité de sélection du Prix pour services insignes est composé de personnalités canadiennes nommées par le Premier ministre et représente un vaste éventail de personnes et de groupes de l'extérieur de la fonction publique. Le comité examine les candidatures et fait des recommandations directement au Premier ministre. Pour pouvoir être considérés pour le Prix, les candidats doivent être des professionnels exerçant des fonctions de cadre supérieur, d'administrateur général ou l'équivalent, y compris les personnes nommées par le gouverneur en conseil, et occupant au moment de leur mise en candidature un poste à temps plein.

Lauréats du Prix pour services insignes 2009

Louise Branch, Service Canada, Ressources humaines et Développement des compétences Canada

Mme Branch est directrice de la gestion des services à Service Canada. Elle avait imaginé un milieu de travail axé sur le service qui attire des employés et les maintient en poste, et qui favorise l'avancement professionnel au sein de la fonction publique du Canada.

Pour faire de sa vision une réalité, il lui a fallu beaucoup de travail, une capacité d'écoute, un jugement éclairé, de la crédibilité et la capacité de favoriser l'engagement et la participation. Elle a obtenu le soutien des gestionnaires et des employés à tous les niveaux de l'organisation. Elle a pris des mesures extraordinaires pour favoriser la participation active, ce qui était nécessaire car sa vision supposait que la direction et les employés abandonnent leur cadre habituel de prestation de services.

La concrétisation de sa vision à Service Canada a transformé un grand organisme gouvernemental typique centré sur ses programmes en une organisation dont la culture et l'organisation sont axées sur la prestation des services aux citoyens. Les changements apportés à la gestion des ressources humaines et à la formation ont appuyé la nouvelle structure. Les compétences communes dans la prestation des services ont servi à définir les fonctions et les cheminements de carrières. On a aussi élaboré une formation et une certification d'avant-garde en fonction de ces compétences. Les employés se démarquant dans la prestation des services sont reconnus.

Le Modèle structurel de la gestion du service de Mme Branch est la meilleure solution qui soit pour assurer l'excellence des services. Il a été cité comme pratique exemplaire dans le Rapport du groupe d'experts sur la planification intégrée des ressources humaines et des activités dans la fonction publique fédérale, et il a attiré l'attention tant au pays qu'à l'étranger. Mentionnons que le programme d'excellence du service fait l'objet d'essais pilotes dans trois provinces, et que le Royaume-Uni ainsi que les Émirats arabes unis souhaitent faire exporter cette solution novatrice outre mer.

Après avoir obtenu un baccalauréat ès arts de l'Université de Moncton en 1972, elle a occupé pendant plusieurs années des postes liés aux opérations et aux ressources humaines dans les secteurs public et privé. Les Néo-Brunswickois la connaissent pour son travail acharné et pour sa volonté inébranlable de mettre sur pied une organisation apprenante en tant que directrice régionale et directrice générale associée de RHDCC pour la région du Nouveau-Brunswick. En 1998, elle a reçu le Prix du chef de la fonction publique, catégorie Valoriser et soutenir les gens, pour son leadership efficace et pour avoir fait la promotion des organisations apprenantes.

Jeffrey Farber, Santé Canada

Dr Farber a consacré sa carrière à la santé et à la sécurité des Canadiens. Il est arrivé à Santé Canada en 1982 pour profiter d'une bourse de recherche postdoctorale après avoir obtenu une maîtrise ès sciences appliquées en microbiologie médicale et en immunologie ainsi qu'un doctorat en microbiologie alimentaire de l'Université McGill. En 1983, il s'est joint à la fonction publique du Canada en tant que chercheur au Bureau des dangers microbiens de Santé Canada, dont il est devenu directeur en 2001.

Scientifique passionné et très respecté de ses pairs partout dans le monde, Dr Farber a effectué des travaux qui ont fait avancer les connaissances fondamentales et appliquées sur les pathogènes d'origine alimentaire. Il est connu pour ses stratégies novatrices et ses programmes visant à protéger et améliorer la santé et à renforcer la sécurité des citoyens canadiens et des habitants du monde entier. Il a en outre contribué directement à la gestion efficace par le Canada de questions comme l'éclosion de la listériose d'origine alimentaire et la salubrité de la préparation en poudre pour nourrissons. Il a joué un rôle déterminant dans l'élaboration et la mise en œuvre d'une méthode normalisée de détection de la Listeria dans les aliments qui est maintenant utilisée au Canada et dans de nombreux autres pays.

À titre de directeur du Bureau des dangers microbiens de Santé Canada, Dr Farber a mis sur pied et continue de soutenir une équipe dynamique de scientifiques qui produisent des études des plus réputées. Sous sa direction, le Bureau a acquis une réputation au pays et à l'étranger en tant que centre d'excellence dans les domaines de la recherche scientifique, de l'évaluation du risque, des politiques et de la formation portant sur la salubrité des aliments. Il a consacré beaucoup de temps à préparer la prochaine génération d'experts en appuyant les membres de son équipe, en les inspirant et en les encourageant à s'aventurer sur des terrains posant des défis ainsi qu'en enseignant comme professeur auxiliaire à l'Université d'Ottawa. Pour bon nombre de ses pairs et mentorés, il est un exemple à suivre.

Dr Farber est aussi connu pour avoir réuni des scientifiques de haut calibre afin de mener les meilleures recherches possibles et pour avoir mobilisé des intervenants du secteur privé pour qu'ils les aident à améliorer leurs systèmes. Il met également le grand public à contribution au moyen d'initiatives comme le Partenariat canadien pour la salubrité des aliments. Dr Farber exerce une influence importante sur les normes internationales de contrôle des pathogènes d'origine alimentaire, par sa participation à des groupes d'experts de l'Organisation mondiale de la santé et à l'organisme international de normalisation dans le domaine de l'alimentation et par son rôle de président de l'International Association for Food Protection et de membre de la Commission internationale pour la définition des caractéristiques microbiologiques des aliments.

Dr Farber a démontré qu'il possède les qualités de leader, l'esprit d'initiative, le génie novateur et le dévouement qui sont essentiels au sein d'une collectivité mondiale de recherche scientifique. Son expertise scientifique de calibre mondial et sa passion inébranlable pour tout ce qui touche la protection de la santé publique ont contribué au maintien de la crédibilité et de l'efficacité du système canadien de réglementation des aliments.

Jim Judd, Service canadien du renseignement de sécurité

M. Judd s'est joint à la fonction publique en 1973 en tant qu'agent du service extérieur à l'ancien ministère des Affaires extérieures après avoir obtenu un baccalauréat en sciences politiques et une maîtrise en affaires internationales de l'Université Carleton. Il a passé plusieurs années dans divers postes avant d'accepter un poste de gestionnaire en 1981.

Au cours des années qui ont suivi, M. Judd a fait preuve de perspicacité et d'un jugement exceptionnel lorsqu'il a été confronté à certains des défis les plus importants pour un leader au gouvernement fédéral. D'affectation en affectation, il a souvent été appelé à revitaliser des ministères aux prises avec des situations difficiles ou après une telle tempête. Aux Affaires extérieures, il a joué un rôle déterminant dans la création et la gestion d'un centre organisationnel pour faciliter l'intégration, par le Ministère, de sa nouvelle responsabilité en matière de commerce. Il a mis en œuvre un programme quadriennal de renouvellement pour la Défense nationale, lorsque ce Ministère faisait l'objet d'une controverse qui a suivi les événements en Somalie.

Au Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada (SCT), M. Judd s'est attaqué aux problèmes les plus fondamentaux auxquels doit faire face le gouvernement en matière de gouvernance et d'administration publique. Ses initiatives concernant la gérance ministérielle et la gestion des résultats, y compris l'élaboration du Cadre de responsabilisation de gestion, du Code de valeurs et d'éthique de la fonction publique et de la Loi sur la modernisation de la fonction publique, ont contribué dans une large mesure à établir une culture propice à l'amélioration du rendement et de la responsabilisation au sein du gouvernement.

Après les événements du 11 septembre 2001, M. Judd a guidé le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) dans une période très difficile, en apportant des changements fondamentaux à divers niveaux. Il a fait son entrée au SCRS qu'il imaginait différent et dont le mandat serait de fournir au gouvernement du Canada des conseils non seulement sur les questions de sécurité intérieure, mais aussi sur toutes les questions relatives à la sécurité et au renseignement. Aujourd'hui, le SCRS soutient les efforts du gouvernement en Afghanistan, déjoue les plans des terroristes dans nos principales villes et contribue à la sécurité des Jeux Olympiques de Vancouver. Il a créé au SCRS une culture organisationnelle axée sur la transparence et la responsabilisation, et il y a mis en œuvre des changements dans les domaines du recrutement, de la gestion, de la formation et de la rémunération. En conséquence, en 2008, le SCRS a été nommé parmi les cent meilleurs employeurs au Canada.

Devant les défis de taille, M. Judd a toujours fait preuve de sang-froid. Il a joué un rôle essentiel dans le cadre des négociations de Charlottetown, et il a été un conseiller de confiance en matière de politique étrangère auprès du Premier ministre. Son expertise dans les domaines des affaires étrangères et de la sécurité est recherchée par ses pairs et ses collègues ainsi que par des partenaires et des experts étrangers.

John Sims, Ministère de la Justice Canada

M. Sims a obtenu un baccalauréat ès arts (avec distinction) en histoire et en économie ainsi qu'un baccalauréat en droit de l'Université Queen's. Il a été reçu au Barreau de l'Ontario en 1973, et il s'est joint à la fonction publique du Canada en tant que conseiller juridique à Transports Canada en 1977.

Dans son rôle d'avocat, M. Sims a donné des conseils juridiques de qualité supérieure aux ministres et au gouvernement du Canada sur certaines des priorités les plus complexes et les plus délicates concernant les politiques et les activités du gouvernement comme la sécurité aéronautique, les crimes de guerre, les relations de travail et la sécurité nationale (il a été le premier à la tête des services juridiques du Service canadien du renseignement de sécurité). Il a toujours fondé ses conseils sur les normes les plus élevées en matière d'intégrité et d'éthique en tenant compte du contexte élargi et des répercussions éventuelles.

En tant que collègue, M. Sims est respecté dans tout le pays et partout au monde. Il a représenté le Canada dans le cadre de conférences et d'événements internationaux qui portaient parfois sur des questions très litigieuses. Il a dirigé la délégation canadienne lorsque les Nations Unies ont examiné les réalisations du Canada sur le plan des droits de la personne. Son approche transparente et constructive a permis de veiller à ce que l'examen du Canada serve comme modèle pour d'autres pays, et au bout du compte, rehausse la crédibilité du processus d'examen.

À titre de sous-procureur général adjoint au ministère de la Citoyenneté et de l'Immigration, M. Sims a joué un rôle clé dans l'accroissement de la sensibilisation du public et l'amélioration de leur compréhension du programme canadien sur les crimes de guerre, à une époque où ce programme était surchargé.

Rien n'illustre mieux l'approche de M. Sims en regard de la gestion et de la résolution de problèmes que la façon dont il a géré le dossier d'équité en matière d'emploi au ministère de la Justice Canada. Devant les vives réactions négatives suscitées dans certaines régions par son rejet des accusations publiques de racisme, M. Sims a réagi à la manière qu'on lui connaît : il a rencontré les représentants de la minorité visible et des collectivités autochtones concernées, et il a encouragé la tenue d'un dialogue transparent et honnête. Il a ensuite pris des mesures concrètes pour que la culture du Ministère soit véritablement inclusive. Il a, entre autres, mis en œuvre un programme national de mentorat, rendu obligatoire la formation sur la diversité et fixé des objectifs relatifs à l'équité en matière d'emploi dans les ententes de rendement des gestionnaires. Par conséquent, le taux de représentation des minorités visibles, des personnes handicapées et des Autochtones dans le groupe de la direction au Ministère a augmenté considérablement.

En reconnaissance de ses réalisations exceptionnelles, de ses normes supérieures en matière d'éthique et de comportement professionnel, et de son excellence en leadership, l'Association du Barreau canadien lui a remis le Prix d'excellence John Tait en 2005.