Le Prix pour services insignes de la fonction publique du Canada 2008

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Brochure des prix pour services insignes 2008

Le Prix pour services insignes de la fonction publique
du Canada
2008
Rideau Hall

Présenté par
Son Excellence la très honorable
Michaëlle Jean, C.C., C.M.M., C.O.M., C.D.
Gouverneure générale du Canada

Le gouvernement du Canada a créé le Prix pour services insignes en 1966. Reconnu comme la distinction la plus prestigieuse de la fonction publique, ce prix est décerné à de hauts fonctionnaires qui se sont distingués par leur engagement soutenu à l'égard de l'excellence.

Les récipiendaires sont choisis par un jury composé de personnalités canadiennes nommées par le Premier ministre du Canada.

Le comité de sélection

  • Président
    • Monsieur L. Denis Desautels, O.C., D.U., F.C.A.
      Ottawa (Ontario)
  • Membres
    • Monsieur Pierre R. Alvarez
      Calgary (Alberta)
    • Madame Kay Stanley
      Ottawa (Ontario)
    • Monsieur Jim Westlake
      Toronto (Ontario)

Les notes biographiques suivantes donnent un aperçu de la carrière exceptionnelle des récipiendaires de cette année.

Margaret Bloodworth

Bureau du Conseil privé

Photo: Margaret BloodworthLeadership, dévouement, jugement et intégrité sont des qualités précieuses pour une conseillère à la sécurité nationale. Elles reviennent aussi constamment dans les témoignages sur la carrière et la personnalité de Mme Margaret Bloodworth que font ses collègues et ses pairs.

Mme Bloodworth s'est jointe à la fonction publique en 1972 en tant qu'agente de rémunération pour Poste Canada, tout en poursuivant ses études jusqu'à l'obtention de son diplôme en droit de l'Université d'Ottawa en 1977. Après son entrée au barreau en 1979, elle a ensuite assumé le rôle d'avocate pour l'ancienne Commission canadienne des transports (CTC). Au cours des vingt années suivantes, elle a mis ses compétences, ses habiletés et son leadership à profit en assumant un nombre croissant de responsabilités, entre autres : avocate générale de la CTC, directrice générale de la Direction générale du règlement des différends de l'Agence canadienne des transports et sous-greffier du Conseil privé. Elle se joint à Transports Canada en 1996 en tant que sous-ministre déléguée et, par la suite, est devenue sous-ministre en 1997.

Le Canada a été chanceux de pouvoir compter à ce poste une personne de la trempe de Mme Bloodworth au cours des attaques terroristes du 11 septembre 2001 aux États-Unis. Cette crise a créé une situation d'urgence sans précédent dans le domaine du transport aérien qui a nécessité un changement d'itinéraire des vols à destination des États-Unis, suivi d'une révision complète des systèmes canadiens de sécurité des transports aériens et maritimes afin de contrer la menace accrue. Son intervention a fait en sorte que ces systèmes sont désormais inégalés.

Mme Bloodworth a continué de contribuer à la sécurité nationale lorsqu'elle est devenue sous-ministre de la Défense nationale en 2002. Elle a fait avancer des dossiers clés concernant les politiques de sécurité et a resserré les relations en matière de défense et de sécurité avec les États-Unis de façon déterminante. Par la suite, en tant que sous-ministre de Sécurité publique, elle a fait œuvre de pionnière avec la première Politique de sécurité nationale du Canada, la Table ronde transculturelle sur la sécurité, le Centre des opérations du gouvernement et le Système national d'intervention en cas d'urgence. Tous ces progrès peuvent être attribués à l'habileté de Mme Bloodworth à créer un climat de confiance entre les organisations chargées de la sécurité qui avaient des mandats et des cultures très différents et qui protégeaient jalousement leurs renseignements.

Au même moment où elle était chargée de rassembler de nouveaux et d'anciens organismes pour créer ce nouveau portefeuille, elle a réussi à répondre aux besoins immédiats en matière de sécurité, tout en les maintenant complètement opérationnels, exploit qui témoigne bien de ses capacités d'organisatrice. Ses nombreuses qualités et son expérience ont fait de Mme Bloodworth une personne appréciée et respectée dans ses fonctions de secrétaire associée du Cabinet et de conseillère en matière de sécurité nationale, fonctions qu'elle a assumées jusqu'au moment de sa retraite.

En tant que secrétaire associée, Mme Margaret Bloodworth a assumé un rôle d'importance dans le processus de modernisation et de renouvellement de la fonction publique. Elle a promu sans relâche d'importants objectifs de renouvellement, tels que la simplification de la gestion des ressources humaines et la conservation d'une main-d'œuvre qualifiée et renouvelable en prodiguant direction et en partageant des innovations lors de rencontres avec des employés et des gestionnaires de chaque ministère partout au pays. La carrière remarquable de Mme Bloodworth et son rôle de mentor en ont fait un exemple pour beaucoup de fonctionnaires, leur permettant de développer leur véritable potentiel.

Steve MacLean (Ph.D.)

Agence spatiale canadienne

Steve MacLeanLe nouveau président de l'Agence spatiale canadienne combine les rôles d'aventurier, de scientifique et de leader.

En 1983, titulaire d'un doctorat en physique de l'Université York et possédant des qualifications universitaires de pointe dans le domaine de la physique des lasers, M. Steve MacLean est devenu membre de la première Équipe des astronautes canadiens. Au cours de sa carrière, il a fait la promotion du Programme spatial canadien auprès des autres pays et des jeunes canadiens en particulier.

Sa carrière d'astronaute lui a permis d'aller deux fois dans l'espace, occasions où il a fait la démonstration de technologies canadiennes qu'il a lui-même aidé à créer. En 1992, en tant que spécialiste des charges utiles sur la mission STS-52 de la navette spatiale, il a évalué le système de vision spatiale canadien. Ce système de caméra informatisé était essentiel à la manipulation des charges utiles et à l'assemblage de la Station spatiale internationale. Selon Neptec, société canadienne qui a développé le système de vision spatiale, M. MacLean a été un élément essentiel lors de son développement.

M. MacLean a continué de collaborer avec Neptec sur le perfectionnement d'un appareil d'imagerie laser, fixé à l'extrémité du Canadarm2, qui a permis de déceler, en temps réel, les dommages subis par les tuiles isolantes, améliorant ainsi la sécurité des missions de la navette spatiale – une préoccupation essentielle et très importante depuis la perte tragique de la navette spatiale Columbia en 2003. En 2006, M. MacLean est retourné dans l'espace en tant que spécialiste de la mission afin d'opérer lui-même l'appareil. Il est devenu le premier astronaute canadien à faire fonctionner le Canadarm2 et le deuxième astronaute canadien à faire une sortie dans l'espace.

Une vision d'un autre ordre a conduit le travail de M. MacLean à une réalité. En tant que premier conseiller scientifique pour la Station spatiale internationale et directeur général du programme des astronautes canadiens, M. MacLean a mis de l'avant sans relâche sa vision que les Canadiens peuvent être les chefs de file mondiaux de la technologie spatiale. L'un de ses collègues a dit de M. MacLean (traduction) « qu'il m'a fait sentir que je faisais partie de quelque chose de plus grand que moi, de quelque chose d'important, qui en vaut la peine. »

En 2007, M. MacLean est devenu l'astronaute en chef de l'Équipe des astronautes canadiens. Il agit depuis à titre d'ambassadeur public du Programme spatial canadien et contribue à la création d'une coalition entre la communauté canadienne des vols spatiaux et celles des autres pays, rôle qui a grandement bénéficié de sa vision globale de l'avenir et de son pouvoir d'inspiration.

M. MacLean a mis sa vaste expérience au service de la formation et de la préparation des astronautes canadiens actuels. Il cherche aussi à encourager les jeunes du pays à tenter de réaliser leurs rêves en tant que porte-parole de l'Association canadienne des bibliothèques, qui a, notamment, salué son engagement personnel et direct.

La volonté de M. Steve MacLean d'orienter son regard vers l'avenir lui sera très utile dans son nouveau rôle de président de l'Agence spatiale canadienne, où l'une de ses principales tâches consistera à créer un plan d'exploration de l'espace canadien à long terme.

Ian C.P. Smith (Ph.D.)

Conseil national de recherches du Canada

Photo: Ian C.P. SmithS'étendant sur plus de quarante ans, la carrière de M. Ian C.P. Smith est un bon exemple de la possibilité qu'offre la fonction publique à ses chercheurs d'améliorer la vie des gens et de promouvoir la place du Canada dans le monde. Il est un chef de file reconnu internationalement dans le domaine.

Après avoir terminé son doctorat en chimie théorique à l'Université Cambridge, en Angleterre, et une année d'études postdoctorales en recherche dans le domaine de la biophysique à l'Université Stanford, aux États-Unis, M. Smith s'est joint à la fonction publique en 1967 en tant que chargé de recherches adjoint à la Division des sciences biologiques du Conseil national de recherches du Canada (CNRC), où il travaille depuis.

L'objet principal des recherches de M. Smith est le développement de méthodes de détection, de surveillance et de traitement des maladies. Il a joué, par exemple, un rôle essentiel dans la création d'un système d'imagerie par résonance magnétique (IRM) transportable qui a permis aux chirurgiens d'obtenir des images avant, pendant et après les chirurgies, ce qui a rendu les opérations chirurgicales moins invasives pour les patients. Sa recherche actuelle comprend la détection précoce du cancer. En collaboration avec ses collègues, il a trouvé une technique de dépistage non invasive et abordable du cancer du colon.

En 1987, M. Smith est devenu directeur général de l'Institut des sciences biologiques du Conseil national de recherches du Canada à Ottawa, faisant ainsi une transition officielle vers l'administration ce qui, comme beaucoup de scientifiques le découvrent, nécessite des compétences très différentes. Cependant, la philosophie et le dévouement de M. Smith l'ont bien préparé à s'acquitter de cette tâche. En 1992, M. Smith est devenu le premier directeur général du nouvel Institut du biodiagnostic du CNRC (IBD-CNRC), situé à Winnipeg au Manitoba. L'Institut a bénéficié grandement de son leadership et est devenu un chef de file mondial dans les domaines de la spectroscopie, de l'imagerie par résonance magnétique ainsi que du développement et de l'utilisation d'outils de diagnostic.

Sous la direction de M. Smith, l'Institut s'est aussi distingué en favorisant la commercialisation de la technologie. L'IBD-CNRC a permis la création de sept entreprises dérivées, y compris la société IMRIS, un fournisseur prospère d'appareils d'imagerie médicale de pointe.

L'approche axée sur la collaboration de M. Smith grâce à ses partenariats avec des centres de recherches, des hôpitaux, des universités et des industries partout au pays et dans le monde a contribué à plusieurs avances technologiques. Par exemple, l'Institut a collaboré avec le Ross Tilley Burn Centre de Toronto pour créer un appareil permettant aux chirurgiens de déterminer la profondeur des brûlures afin de trouver le traitement le plus approprié.

M. Smith inspire ses collègues et ses homologues parce qu'il s'investit toujours largement dans la communauté scientifique. Il continue d'ajouter à son impressionnante production de plus de 400 publications, tout en participant à divers programmes universitaires, entreprises, réseaux et organismes sans but lucratif à visée scientifique, y compris le Sénat et le Conseil des gouverneurs de l'Université du Manitoba, le Conseil manitobain de la recherche en matière de santé et le Conseil consultatif économique du Premier ministre du Manitoba.

Cette participation renforce la collaboration et l'enrichissement mutuel des idées et attire l'attention sur le leadership des sciences canadiennes localement, nationalement et internationalement. Notamment, M. Ian C.P. Smith a reçu l'Ordre de l'Étoile de Roumanie en 2001 pour son travail visant à donner de la formation médicale aux radiologistes roumains. Plus généralement, les partenariats qu'il a établis attirent des étudiants et des chercheurs du monde entier à l'Institut, permettant ainsi la diffusion du savoir canadien partout où il existe un besoin.


Nous remercions tout particulièrement les ministères et les organismes suivants qui ont participé au programme du Prix pour services insignes de cette année en présentant des candidatures :

  • Agence de la fonction publique du Canada
  • Agence spatiale canadienne
  • Bibliothèque et Archives Canada
  • Bureau du Conseil privé
  • Conseil national de recherches du Canada
  • Défense nationale
  • Gendarmerie royale du Canada
  • Pêches et Océans Canada
  • Résolution des questions des pensionnats indiens Canada
  • Ressources naturelles Canada
  • Santé Canada
  • Transports Canada