Rencontre de la Couronne et des Premières Nations
Notes pour une allocution
de l'honorable Peter Penashue
Président du Conseil privé et
ministre des Affaires intergouvernementales
Allocution de clôture
Rencontre de la Couronne et des Premières Nations
Ottawa (Ontario)
le 24 janvier 2012
L'allocution prononcée fait foi
Ottawa, le 24 janvier 2012 – Je vous remercie tous pour votre participation. Nos rencontres ont été très fructueuses et nous avons tous beaucoup à tirer de ce dont il a été question aujourd’hui. Je me réjouis de voir les résultats de ce rassemblement prendre forme au fur et à mesure que nous continuons à développer de solides relations. Je tiens à remercier chacun d’entre vous pour sa précieuse contribution aujourd’hui.
J’ai eu le privilège d’écouter de nombreuses discussions différentes aujourd’hui et ce que j’ai entendu, c’est qu’il est clairement temps d’apporter des changements importants à la Loi sur les Indiens du Canada. Et notre gouvernement est tout à fait résolu à travailler avec les dirigeants des Premières Nations et avec les intervenants de partout au Canada pour effectuer des changements clés qui permettront de moderniser cette loi.
Nous partageons aussi la même détermination à l’égard du renforcement de la relation entre les Premières Nations et la Couronne, ainsi que la volonté de coopérer avec d’autres groupes pour atteindre notre but ultime : que toutes les personnes des Premières Nations puissent participer et contribuer pleinement à la prospérité sociale, économique et culturelle du Canada.
Aujourd’hui, nous sommes portés par l’élan de plusieurs développements récents : les excuses présentées par le Premier ministre au nom de tous les Canadiens, les travaux de la Commission de vérité et réconciliation et l’adhésion du Canada à la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.
Dans le discours du Trône, notre gouvernement s’est engagé à renouveler et à approfondir sa relation avec les populations autochtones. Lors de l’Assemblée spéciale des chefs tenue à Ottawa le mois dernier, le Chef national Atleo a lancé un appel à la coopération pour réinitialiser la relation entre la Couronne et les Premières Nations. L’APN et le gouvernement du Canada continuent à travailler ensemble au Plan d’action conjoint Canada-Premières Nations. À titre de ministre de la Couronne et de membre des Premières Nations, je m’engage à faire de mon mieux pour faire encore avancer les travaux.
Je suis convaincu, et d’après ce que j’ai entendu nous le sommes tous, que ce sera possible si nous travaillons avec des partenaires. C’est la voie de l’avenir si nous voulons obtenir la réussite à laquelle aspirent les Premières Nations. Les partenariats sont tout simplement le meilleur moyen de travailler; les ententes tripartites dont nous avons discuté aujourd’hui nous l’ont montré.
Je crois aussi que nous avons en commun une vision pour l’avenir des Premières Nations afin qu’elles soient prospères, fortes et autonomes, bien placées pour réussir sur le plan personnel et sur le plan économique. Le gouvernement et le chef national se réjouissent aussi de prendre connaissance des constatations du Panel sur l’éducation. Nous voyons que les Premières Nations seront capables de concevoir et de mettre en œuvre des projets qui répondent aux besoins de leurs communautés et capables de nouer de solides partenariats avec les gouvernements, des entreprises du secteur privé, des institutions financières et des établissements d’enseignement, ainsi que des organisations de service. Nous voyons toutes les Premières Nations prendre part à la prospérité durable du Canada.
Ce que nous avons accompli aujourd’hui nous aidera à concrétiser cette vision. Je suis persuadé que plusieurs tendances, au Canada et à l’étranger, nous donnent une occasion exceptionnelle de développer la relation entre la Couronne et les Premières Nations. Un grand nombre de jeunes des Premières Nations atteindront la maturité au moment où une génération de baby-boomers commencera à prendre sa retraite. La demande internationale de ressources naturelles – particulièrement les ressources d’un pays démocratique et stable comme le Canada – n’a jamais été si élevée. De grands gisements de minéraux et des réserves attestées de gaz naturel et de pétrole se trouvent à proximité ou sur des terres de communautés des Premières Nations.
Pour tirer le meilleur parti de ces tendances, nous devons travailler ensemble à surmonter les obstacles qui empêchent les Premières Nations de participer rapidement aux projets de développement. Certains obstacles sont liés au régime foncier et à la réglementation; d’autres à l’accès à l’éducation et à l’acquisition des compétences. Je suis convaincu que l’élimination de ces obstacles est absolument nécessaire pour nous permettre d’atteindre nos objectifs ultimes.
La vérité, c’est que les terres sont souvent au cœur du développement. Or, de récentes améliorations apportées aux procédures de revendications foncières et d’ajout aux réserves rendront plus étendu le territoire des Premières Nations. Les terres doivent toutefois servir les besoins des communautés. Je crois que la clé pour libérer le potentiel des Premières Nations consiste à trouver des moyens qui permettront aux Premières Nations de se servir de la valeur inhérente de leurs terres.
D’autres obstacles, comme l’accès au capital commercial et l’acquisition des compétences doivent aussi disparaître. Même si le gouvernement du Canada a pris des mesures pour régler ces questions, il reste beaucoup plus à faire. Nous devons identifier et faire participer d’autres partenaires qui nous aideront à éliminer tous les obstacles qui restent. C’est cet important travail qu’il faut terminer pour que nous parvenions à nos buts ultimes.
Aujourd’hui, nous avons reconnu notre passé commun et envisagé des moyens de renforcer la relation entre la Couronne et les Premières Nations. C’est maintenant à nous qu’il revient de façonner notre avenir commun – un avenir meilleur, caractérisé par le partenariat et la collaboration. Chacun d’entre nous a le devoir de rapporter à nos électeurs ce que nous avons vécu ici et de travailler avec eux pour faire avancer la relation. Nous devons tenir de vastes consultations, écouter attentivement et agir audacieusement. Nous devons foncer, non seulement pour les membres des Premières Nations, mais aussi pour tous les Canadiens. Nous devons aussi tirer le meilleur parti de cette occasion.
Merci
